#6 Les séries TV qui auraient pu ne pas être de la merde. Top 15.

Parfois, il arrive que certaines séries TV prennent un chemin sans retour. Scénaristes qui se passent le bébé les uns après les autres, production qui veut toucher un public qu’elle juge attardé… Et parfois, aussi, scénaristes qui prennent de la drogue.

Pour moi, les séries Tv ont une vie avec un âge exprimé en saisons, elles grandissent au fil des épisodes qui s’enchainent comme des jours ou des heures. Puis elles s’arrêtent car toutes les (parfois bonnes) choses ont une fin, ou alors par accident. D’autres semblent immortelles et ne connaitront peut-être jamais la fin, sauf dans 4 milliards d’années quand la Terre aura cessé de tourner – mais, si nous n’avons vraiment pas de chatte, les feux de l’amour seront tournés dans l’espace d’ici là.

Beaucoup de séries en ont enfanté d’autres, placé des piliers qui ont soutenu des chefs d’œuvres visuels et scénaristiques. Un cycle s’est créé. On dit souvent que toutes les histoires ont déjà été racontées. Comparées aux longs métrages, je trouve qu’il y a encore un champ immense de perspectives à explorer pour les séries. Si on dessinait un arbre généalogique de la série TV depuis les années 50, celui-ci serait gigantesque. Mieux, on trouverait encore de nombreux bourgeons sur ses branches et une sève prête à donner vie à encore beaucoup d’autres.

Chez les humains, parfois la génétique crée des êtres différents ; ils peuvent être cons, débiles, racistes, homophobes, sans intérêt, méchants, monstrueux… – Oui, je suis pessimiste et alors ?
Les séries Tv ont également un code génétique. Quand on regarde un épisode pilote par exemple, on arrive souvent à citer dès les premières minutes les critères de personnalité de ceux à venir, et de toute la série : intrigante, effrayante, drôle, chaotique, comme si on était face à une vraie personne. On peut également retrouver des ressemblances avec d’autres séries au niveau de l’ambiance, l’atmosphère, le son, les types de cadrages etc., et, de fil en aiguille, se dire « Tiens, ça ressemble à ça. » : trouver qui sont ses possibles parents.

Parfois il y a aussi des ovnis qui semblent sortir de nulle part, sans origine, difficile à situer vis à vis de nos connaissances : de nouvelles racines se forment pour notre arbre. Mais comme toutes choses vivantes, il y a des branches plus faibles que les autres qui tombent au sol sous leur propre poids, leurs évolutions instables, ou parfois une maladie assez connue dans la série tv, une maladie grave, qui ronge soit à petit feu ou qui tue brutalement. Cette maladie s’appelle le Scénariste Bourré. Voici une petite sélection de séries qui, à un moment donné, se sont retrouvées abandonnées par la vie, la cohérence et l’intérêt.

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#1 Revolution :

J.J Abrams, qu’as-tu fait ? On t’a confisqué ta machine à Lens Flare ?

Dans Revolution, les mecs ne se sont pas privés de lâcher les pires stéréotypes des séries télé et du drama « bas de gamme » américain. On a affaire à un casting Twilightien, des beaux gosses débiles, des meufs qui s’improvisent meilleures guerrières de tous les temps alors que dix minutes plus tôt elles étaient coincées avec un manche à balai dans le cul, j’en passe et des meilleures. Dans cette série, la photo est super belle et réaliste – c’est ce qui m’avait donné envie de regarder. Le post-apo bénéficie d’un gros travail de mate painting mais pour le scenario on capte vite qu’on va être déçu par l’avancée de l’intrigue. Pourtant il y avait énormément de matière, et un peu plus de sérieux avec des acteurs vraiment charismatiques et vivants depuis 15 ans comme à l’époque médiévale, ça l’aurait fait. Alors on se laisse avoir facilement par le pilote, après c’est un gros NON. Dans la même ambiance, il faudrait tester la série Into the Badlands, le pilote passait plus ou moins. A voir.


#2 Terra Nova :

Spielberg VS Cocaïne.
Putain, des fois je me dis que je suis trop niais. J’y ai cru au début. Ça aurait pu être un gros coup de cœur SF, bien que le casting n’était pas très bon – j’ai quand même adoré le commandant Taylor (le militaire capitaliste d’Avatar).
Une machine à remonter le temps, une dernière chance pour l’humanité pour tout recommencer avec un peu d’écologie et de politique ET surtout, des dinosaures vraiment pas dégueulasses. Vraiment, il y avait un truc à ne pas lâcher. Le hic, c’est que ça part – vite – dans tous les sens. Pour couronner le tout, on a des ados complétement débiles qui ont surement dû influencer les scénaristes de Jurassic World. Les dialogues à la The Expendables sont vraiment mauvais et on lâche la série avec dégout. Heureusement que les saisons d’après ont été annulées.


#3 Falling Skies :

J’ai regardé toutes les saisons. Pour essayer d’y croire jusqu’au bout. Je me suis voilé la face car oui, je savais que c’était de la bouse. Mais il y avait de l’action, des aliens moches et sans pitié, il y avait aussi le mec d’urgence dans un gros rôle bad ass. Les effets spéciaux étaient très agréables à regarder, il y a avait une Ambiance soldat Ryan futuriste. Pourquoi on décroche ? Encore une fois (et ça va revenir souvent) : des acteurs bien sapés et biens propres sur eux, des rebondissements un peu trop what the fuck, un patriotisme américain ambiant très nauséabond, des intrigues répétitives… Bref, tout ce qu’il faut pour faire de la merde.


#4 Wayward Pines :

L’enfant abandonné d’une partouze entre Twin Peaks, The prisonner et X-Files. On n’a jamais su vraiment qui était le père et qui l’a porté dans son ventre. A mon avis, ils ont mélangé les deux sauces pour faire un truc spécial en espérant qu’il aurait aussi les gênes de la mère. Par contre, les gènes d’acting sont passés à la trappe, peut-être un embryon avec trop de chance d’être porteur de la trisomie 21, qui sait.

Night Shyamalan se met aux commandes du pilote, ça sent le Lynch mais ça passe, on se laisse tenter. Puis c’est la douche froide. Des épisodes incohérents, une ambiance surjouée, trop de choses empruntées à droite et à gauche, ça fait un pâté de merde.


#5 Hell On Wheels :

L’exemple parfait de la série qui déboite pendant deux saisons, et, lancée à pleine vitesse, trébuche sur ses propres rails et part définitivement en cacahuètes. D’un rythme effréné on passe à une lenteur inouïe et avec une multitude de personnages sans intérêt. Un peu comme dans DeadWood. Une intrigue qui tourne en rond et qui d’un coup se remet à la poursuite d’une quête de la première saison… Un gros méli mélo dont on se lasse vite : mauvais choix, surtout que la série marchait vraiment bien, et que tout le monde kiffait Bohanon, le cow-boy qui a grave la classe – et surtout, aussi, qu’il y avait à ce moment là plein de séries qui tournaient bien aussi, trop bien, même. Le choix a été vite fait pour les spectateurs. Si la série est encore en production, à mon avis c’est soit que des gens qui y croient encore, un peu comme moi et Falling skies, soit que ces même gens regardent American Got Talent.


#6 DeadWood :

On se retrouve encore au far west. Les acteurs sont pour la plupart bien moches et ça, ça fait plaisir. On a de l’anti héro et ça fait du bien. La première saison s’avale comme un bon steak jusqu’au moment où on arrive à l’os. Des personnages un peu trop lisses, auxquels on a du mal à s’accrocher, des têtes à claques aussi faut dire. Il n’y a pas vraiment d’intrigue poignante, pas de cliffhanger à la fin des saisons, on assiste à la création d’une communauté en pleine conquête de l’ouest mais… c’est tout. C’était pourtant marrant de retrouver des figures emblématiques de l’histoire américaine de cette époque avec Calamity Jane, Wild Bill Hickock et son ami Utter …


#7 Fear The Walking Dead :

L’enfant légitime d’une série : le spin-of. Ça marche super bien quand tu prends les mêmes réalisateurs, scénaristes, directeurs artistiques, etc. Une leçon que Better Call Saul (L’enfant de Breaking Bad ndlr) nous apprend, c’est qu’il ne faut surtout pas changer une équipe qui gagne. Evidement, quand tu as ton network qui te colle au train et qui s’intéresse plus à la portée d’une série qu’à sa valeur, ça donne des bâtards qui font encore plus la tronche que Jon Snow.
Pourtant, ça aurait pu être vraiment génial de connaitre l’ambiance du début de The Walking Dead, comment on en arrive à l’apocalypse dans laquelle se réveille Rick. D’ailleurs, au début – et je prend le risque de le dire – ça le fait. On a une famille américaine classique des séries tv : déchirée et qui tente de se reconstruire. Chance ! Le chaos arrive et une nouvelle vie s’offre à ceux qui peuvent être capables de la saisir. Seulement au bout de quelques épisodes tu as envie de gerber. Un mec qui porte 24h/24 les habits d’un vieux qu’il a volé dans un hôpital alors qu’il a de multiples occasions de se changer, sa sœur complétement conne qui réfléchit pas un brin (c’est grâce à ça que les scénaristes fixent les évènements négatifs de l’histoire, mais du coup c’est pitoyable). L’autre maman qui ne veut pas que ses enfants deviennent des bouchers charcutiers spécialisés dans la viande de zombies, le papa qui ne comprend pas comment son ado fonctionne. – faut dire qu’il a laissé la notice à la maison… Et plein d’autres clichés et autres acteurs sans intérêt font qu’on décroche assez vite ou qu’on zappe de dix minutes en dix minutes pour ne voir que les scènes avec les zombies. Putain mais bouffez-les moi ces glands !


#8 Teen Wolf :

Le remake de Teen Wolf aurait pu être vraiment cool avec ce qu’on peut faire maintenant en terme d’effets spéciaux, de cadrages et des compétences acquises dans d’autres séries du même genre. Sauf que les scénaristes ont plus retenus le « teen » que le « wolf ». L’ambiance high school est au rendez-vous, mais ça c’est cool et c’est pas dérangeant, sinon Buffy Summers n’aurait jamais connu la gloire. Le scénario aussi ça peut tenir la route. Vous connaissez surement – ou avez entendu parler – de 90210, le nouveau remake de la série pour gosses de riches. Dans Teen Wolf, c’est justement ça le problème. La vie de ces ados (d’ailleurs les acteurs doivent avoir dans les 25 ans minimum) est complétement déconnectée de la vie réelle. Fric, bagnoles, grosses baraques… Leurs manières de penser et d’agir sont vraiment sur-jouées et si on n’a pas 12 ans, on se lasse très vite.


#9 Haven :

Franchement, j’ai adoré cette série au début. Elle ne pétait pas plus haut que son cul, l’intrigue était simple et ça avançait avec un rythme agréable au gré des petites enquêtes paranormales. Acteurs beaux gosses mais sachant bien jouer alors pourquoi pas. Un huit-clos dans une ville mystérieuse, la mer, la campagne : de bonnes vacances visuelles en perspective. Seulement le nombre incalculable de mystères que la série met en avant lasse, et au fil des épisodes ça devient plat et ça finit tiré par les cheveux. Un peu plus d’action, des personnages secondaires plus intrigants et récurrents auraient sauvé le truc.


#10 Lost :

Regardé de A à Z, deux fois. Première fois en essayant de rassembler les éléments moi-même pour répondre aux très très très très très nombreuses questions que les scénaristes, ces tarés, multipliaient. Deuxième fois en analysant tous les indices religieux qui auraient dû nous mettre la puce à l’oreille – spoiler incoming : l’île est ce fameux lieu par lequel on transite juste avant d’accéder à Paradise Land. En même temps, tout était tellement recherché qu’il m’aurait fallu des connaissances en histoires de l’art, histoire religieuse et histoire mind-fuckienne pour piger le truc. Même si ça a été putain de long, j’ai aimé, je suis fier de m’être accroché jusqu’au bout, même si j’ai été très déçu par le final. En revanche, je sais que la série a perdu plein d’adeptes en cours de route, et j’ai vu des gens décrocher totalement en chiant vraiment sur cette série qu’ils avaient pourtant adorée.
Je me souviens du forum officiel français des fans de Lost rempli de théories complétement dingues – moi aussi je postais les miennes. Les fans qui voulaient que Jack et Kate tronchent ensemble, ceux qui croyaient que toute l’histoire se déroulait dans l’estomac de Hurley, et j’en passe… Et toute la com faite par les producteurs ! Les acteurs disparus des écrans pendant une semaine après l’épisode pilote, les faux sites de la compagnie d’avion, le groupe de Charlie, la Dharma Initiative et les codes qu’on pouvait entrer pour avoir des indices… Là encore, sur une base très intéressante, JJ Abrams et Lindelof sont allés trop loin. A la fin ils n’ont même pas répondus à tous les mystères qu’ils avaient créés, et les réponses ne sont intervenues que dans les derniers épisodes de la série. C’est pour ça que beaucoup de gens ont foutu le camp. J’aurais aimé pouvoir discuter de la fin de la série avec plus de monde ; malheureusement il n’y avait plus personne.

ile signe locke


#11 Under The Dome :

Je pense qu’au fond de lui, Stephen King a dû vraiment souffrir d’être obligé de dire « Wah, cette série déchire, achetez mon livre. ». Pour une fois que je suis du même avis que les hipsters : si vous avez lu le bouquin, passez votre chemin. Casting mauvais, personnages médiocres et sans intérêt. Qu’ils restent coincés dans leur dôme et on en parle plus ! Du livre, ne reste plus que le dôme et le nom des personnages. Try again.


#12 Da Vinci’s Demons :

Il est beau et musclé, intelligent et malin, il se fait toutes les bonnasses qui passent par là, il arrive toujours à s’en sortir, j’ai nommé Leonard de Vinci. Enfin, pas le barbu qui écrivait à l’envers, non, le Mac Gyver des temps anciens, celui qui mène une vie de ouf !
Bon il faut s’éloigner de l’image mystique et secrète du vrai personnage et plonger dans l’ambiance de la série. Il y a des nibards donc déjà c’est accueillant. Ah mais… Il n’y a que ça ? Ah… Certes le téléspectateur lambda y trouvera beaucoup de plaisir mais quand même, il y avait tant de choses à explorer niveau arts, inventions, découvertes mais non on doit se contenter d’une version Marvelisée de Léonard de Vinci. Des inventions incohérentes pour l’époque, des histoires de cul sans intérêt, des découvertes avant l’heure. J’ai aimé, puis j’ai zappé.


#13 Dig :

J’ai vu que le pilote. Toi aussi ? On se comprend alors.
Pour le coup, je vais faire court, si tu as envie de rigoler et/ou te la jouer magicien avec un temps d’avance, regardes le pilote. Love.


#14 V :

Encore un remake qui aurait pu être une bonne idée. Elizabeth Mitchell, que j’ai découvert dans Lost dans le rôle de Juliet, est une de mes actrices préférées. J’attendais beaucoup de ce remake. Je n’avais pas vu la série originale et je n’avais pas envie de m’y mettre. Malgré tout, l’histoire m’intéressait, donc après avoir vu le teaser, j’attendais le pilote avec impatience. J’ai été gâté, je me suis laissé prendre par les premiers épisodes.
Vous allez surement trouver que je me répète ou dire que j’ai un sérieux problème avec les adolescents mais le fils de l’héroïne me sortait par les trous de nez. Il était vraiment débile et ça me tue de plus en plus que les scénaristes se servent du motif de l’ado neuneu pour mettre en place des intrigues. L’ado rebelle et boulet, c’est du putain de plat à réchauffer pour scénariste. Moi j’étais dedans jusqu’au moment où à cause du manque d’audience, le scénario vira au n’importe quoi. C’est vraiment lâche je trouve de laisser le spectateur en plan avec une histoire qui n’avance plus. Même si la série court à sa perte de manière inévitable, d’autres l’ont fait avec talent : Stargate universe, Flash Forward, FireFly, Jericho…
Le plus drôle finalement c’est de voir comment ils vont finir la série à l’arrache pour ne pas laisser les spectateurs complétement sur leur faim : en tuant tout le monde, comme ça, pouf, à la chaine. Mais heureusement ils ont tué l’ado alors ça va.


#15 Stargate SG-1 :

Non, je déconne.

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